J’avais fait une radio avec Alain Rémond, écrivain et journaliste, dont l’humour et la culture m’avaient beaucoup séduit.
J’aime beaucoup cette interview où Alain Rémond, journaliste, répond très franchement et de manière pragmatique à mes questions sur les relations entre la presse et l’édition, les contrats et l’argent… Mais aussi en tant qu’écrivain quand il évoque la difficulté à écrire sur soi, parler de sa famille et dresser un portrait du père. En ceci, on peut rapprocher son expérience de celle de Marie Nimier.
Et aussi : LE fan club et dédicace spéciale
Alors là, j'ai trouvé cette interview plus que passionnante ! Même à l'oral, il a vraiment le don de toucher le coeur des gens. On sent chez lui une grande sincérité, un côté très abordable, tout simple, qui n'est pas si courant... Et qui ressort très bien dans ses récits autobio. J'ai bien aimé aussi son dernier (seul ?) roman "Les livres n'intéressent pas les voleurs", mais c'est quand même un ton en-dessous.
PAr contre je ne connais pas son travail journalistique, je parle donc vraiment d'une seule de ses facettes.
Oui, on verrait bien Alain Rémond faire de la radio…
Effectivement, "Les livres n'intéressent pas les voleurs" est son premier véritable roman pour lequel il a éprouvé énormément de plaisir à l’écrire, le côté jubilatoire de la fiction. Dans une autre scène coupée, il explique que le progrès de son écriture va dans le sens de la simplicité, tant stylistique que dans son rapport au monde, aux autres.
Alain Rémond, journaliste, œuvre, entre autre, dans Marianne.
Comme Cuné, je trouve cet entretien passionnant !!!
Je n'ai rien lu de cet auteur, mais toute la 1ère partie où il explique l'écriture de son récit autobiographique me donne énormément envie de le découvrir. Autant de sincérité... c'est touchant.
Et puis la 2ème partie... c'est tellement vrai et tellement réaliste. Un peu plus de déontologie, c'est vrai que ça ne ferait pas de mal au milieu du livre en France...
Quant il dit que c'est à cause de tout ce mélange auteur-éditeur-critique que la figure du libraire est plus mise en avant, je trouve qu'on pourrait dire un peu la même chose avec les blogs littéraires. Leur essor en est aussi une conséquence, je pense. On croit plus en la sincérité des lecteurs qui ne sont QUE lecteurs. Enfin c'est tout un débat qu'on pourrait faire là-dessus ! ;-)
Oui, c'est un vrai sujet en soi, mais, de son propre aveu, Alain Rémond n'est pas très au fait des blogs.